B&B à Viterbo : histoire et nature avec la Tour de Luca
La Torre
di Luca
San Martino al Cimino
Nom complet : San Martino al Cimino
Nom d’origine : Sanctus Martinus de Montibus Viterbii
Nom alternatif : San Martino del Monte
Ordre monastique original : Bénedictin
Ordre manastique acque :
Congrégation actuelle :
Fille de : Saint Sulpice
Ligne de : Pontigny
N° de fondation (Janauschek) : 317
Statut juridique : Abbaye
Abbayes filles : 1
Dates
Fondée en : 1150
Cistercienne en : 1150
Fermée en : 1564
Reouverte en :
Refermée en :
Adresse : San Martino al Cimino...
Région : Latium
Pays : Italie
Evêché : Viterbo
Coordonnées géographiques : 42.36766010752432, 12.12814813401931
Latitude : 42° 22' 3"
Longitude : 12° 7' 41"
Etat acque de la structure de l’abbaye : intact avec communauté
Style de l’édifice : cistercien primitif
Visite : visite guidée avec offerte
Données générales
Altitude : 561 m sur le niveau de la mer
Superficie
Population : 3865 environs
Habitants : sammartinesi
CAP : 01100
Saint patron : Saint Martin de Tours
Jour de fête du Saint : 11 Novembre
Commune de Viterbo, VIII Circonscription
Adresse : Piazza M. Buratti, 2
Téléphone : 0761 348650
Président : Agostino Terri
Photo :
les maisons en rangée (photographie P : Morucci)
vue de l’abbaye et du palais Doria (en tête de la page, photo 1 F. Ceccarini et photo 2 S. Vincenti)
Comment arriver :
A partir de Viterbo : à 5 km du centre de Viterbo. En partant de la Porta Romana, prendre via Romiti, ensuite à gauche sur via Fleming jusqu’à l’hopital, et poursuivre tout droit sur la Strada Sammartinese.
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L’existence d’une église de San Martino in Monte, dans le lieu-dit Casa Putìda sur le Mont Fogliano, est citée pour la première fois courant l’an 838, lors de la donation de cette église par Benedicte, fils de Auperto, à l’abbaye de Farfa. Autour de cette première église se rassembla une première communauté benedictine, qui se transfera ensuite dans une autre zone du mont, là où surgit l’Abbaye, mentionnée dans un document de 1045.
En 1145 l’Abbaye de San Martino fut confiée par le Pape cistercien Eugéne III aux moines blancs de Saint Suplice en Savoie, appartenants à la ligne de Pontigny, qui prirent possession de l’Abbaye en 1150 afin de resoulever la structure de la situation éconimique critique dans laquelle elle versait.
Même si l’Abbaye fut l’objet de dispositions particulières de privilèges et exemptions établies par Alexandre III et Lucius, l’opération ne réussit pas, et en 1207 Innocent III demanda au Chapitre Général de l’Ordre de passer l’Abbaye sous la jurisdiction directe de Pontigny, et cette disposition fut appliquée dans la même année par l’envoi d’une communauté de moines français conduite par l’abbé Pierre. Grâce aux dontations du Pape, les conditions économiques de l’abbaye de San Martino progrèsserent rapidement, les travaux de restauration du complexe de l’abbaye reprirent sous l’impulsion de l’abbé Jean II (1213-1228) et continuèrent jusqu’à la fin du siècle. En 1217 la construction du réfectoire fut achevée, en 1225 l’église encore en construction fut consacrée, en 1244 une bonne partie du cloître existait déjà : cela est resumé dans un inventaire des biens mobiliers et immobiliers de l’abbaye rédigé en 1305.
Le début de la crise fut marqué par le sac de l’abbaye et l’expulsion des moines par Silvestro Gatti, seigneur de Viterbo, entre 1317 et 1323. En 1329, après la mort de Gatti, un groupe de moines reprit possession de l’abbaye. En 1379 l’antipape Clement VII institua la Commenda (coomandement). Le monastère tomba en ruine, et pour cela en 1445 Eugène IV ètablit le retour des moines Olivetani à la mort du commendatario. Probablement cela ne se produisit pas puisque le nouveau Pape Niccolò V consigna San Martino aux moines de Pontigny en 1452, qui restèrent jusqu’en 1461. Ils abbandonnèrent le complexe qui fut de nouveau confié en commandement au Cardinal Francesco Todeschini Piccolomini, le futur Pape Pie III, qui commanda un certain nombre de travaux de restauration.
En 1564 Pie IV rassembla le monastère directement au Chapitre de Saint Pierre en Vatican et un prêtre fut envoyé pour officier dans l’église du bourg qui s’était développé autour de l’Abbaye. En 1645 San Martino fut donné par les canoines de Saint Pierre à Donna Olimpia Maidalchini Pamphilii, belle-soeur du Pape Innocent X (qui autorisa la cession), en échange d’argent et de terrains dans le Latium. San Martino récupéra le titre d’abbaye, et un grand nombre de travaux furent entamés dans le bourg, dont la construction d’un grand palais (englobant une partie des structures du monastère) et la restaturation de l’église abbatiale (deux tours de clocher furent édifiées pour soutenir la façade). En 1760 le feud passa à la famille Doria Pamphilii Landi, pour concession de Clément XII, et depuis 1936 le titre d’abbé de San Martino est attribué à l’évêque de Viterbo.
Architecture
Avant de parler du bourg de San Martino, on va concentrer l’attention sur l’église abbatiale, probablement édifiée sur une construction précedente en style roman.
La date de début de construction de la structure actuelle est incertaine, mais la majorité des historiens la stituent dans le XII sècle. D’abord l’édification intéressa le transept nord, le choeur, ensuite les nefs et la couverture. En 1305 l’église devait être terminée. Des travaux de restauration, dont l’étendue n’est pas bien connue, furent réalisés sous le commandement du cardinal Piccolomini (1461-1500) ; c’est probablement à ce moment que la grande fenêtre à vitraux de façade fut ouverte. En 1601 et en 1610 des travaux de réparation des toits furent réalisés, alors que «dans des documents remontant à une période entre la fin du XVI siècle et le début du XVII siècle, on relate l’état délabré des voûtes des nefs et des contreforts».
Dans la première moitiée du siécle 1600, le bâtiment était abimé, probablement à cause des poussées des voûtes mal équilibrées par les contreforts, et il s’imposa la reconstruction de la partie centrale du corps de l’église (cela résulte à l’examen des murs et des sommets des colonnes) ; les auteurs et les dates des travaux sont incertains, même si les chercheurs attestent la fin des travaux autour de 1647, à partir d’une stèle de commémoration à l’intérieur de l’église. Quelques années après (1651-1654) furent érigées les deux tours de clocher en guise de contreforts afin d’éviter à la façade de glisser vers l’aval.
Pendant le XIX siècle, la structure de l’église fut modifiée mais ces modifications furent effacées lors de la restaturation des années 1911-1915. En 1967 la Sovrintendenza ai Monumenti de Roma et du Latium (organisme régional de protection du patrimoine) a commandé et réalisé la réfection des sols.
La structure de l’église, construite en peperino et occhio di pesce (des pierres grises locales), est à trois nefs (la nef centrale est constituée de quatre travées carrées, et pour chacune on trouve en correspondance des travées rectangulaires dans les nefs latérales) et soutenue par des piliers polilobés (piliers à section carrée avec une semicolonne collée contre chaque côté) alternés à des colonnes. Au fond, sur un transept à trois travées s’ouvrent quatre chapelle rectangulaires, deux sur chque bras du transept, de part et d’autre de l’abside, à base pentagonale et éclairées par deux rangées de vitraux.
La couverture est réalisée par des croix-voûtes à cordon («croix-voûte en quatre voiles dans les nefs, les chapelles de transpet et dans la croix ; en cinq voiles dans le choeur et demie-héxapartie dans le début du choeur»). A remarquer dans la dernière travée de la nef centrale, à droite, des traces d’une tentative de voûte à six voiles, système probablement prèvu dans le projet original et abandonné pendant l’exécution. Du premier petit clocher au dessus de la croix du transept, probablement en bois, restent seulement des arches de la base. La façade de l’église présente deux grandes tours du XVII siécle, une grande fenêtre centrale à vitraux, un grand portail lui aussi remanié au XVII siècle. Pour ce qui concerne les édifices monastiques, une grande partie fut détruite pendant la construction du palais Doria-Pamphilii en 1600, et aujourd’hui les parties qui restent intactes sont la salle du chapitre (une nef unique à quatre travées, avec couvertures en croix et trois colonnes centrales polilobées) et queques riunes du cloitre du XIII siècle. L’intérêt particulier pour San Martino al Cimino nait pour l’originalité du complexe abbatial par rapport aux autres édifices cisterciens de la région Latium. Les caractéristiques architecturales propres de l’abbaye de San Martino résident dans l’abside poligonale (exemple unique dans les structures de l’ordre cistercien construites en Italie), l’utilisation d’une voûte héxapartie, la position du cloitre sur le côté nord de l’église (selon des chercheurs cela dépend de la pré-existence d’édifices monastiques autour de l’abbaye, selon d’autres c’est un signe de l’influence exercée par les moines de Pontigny). Les deux premières caractéristiques,ainsi que la présence de certaines typologies de décorations sont des exemples évidents de formes bourguignonnes selon Fraccaro, auxquelles les constructeurs de l’abbaye voulurent se rappeler pour se différencier des autres édifices cisterciens du Latium. Cet aspect d’originalité est aussi remarqué par D’Onofrio et Pietrangeli qui, en reprenant l’analyse de Enlart, soulignent l’importance des moines de Pontigny, capables d’importer directement de France les caractéristiques typiquement gothiques qui apparaissent dans l’église.
La Torre di Luca B&b S.Martino, Viterbo; Tel: +39 360912988
Via Del Monte n. 28 San Martino al C.no 01100 Viterbo, Italy
e-mail : latorrediluca@alice.it
web site : http://www.latorrediluca.it
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Bibliographie
Monasticon Italiae, I, Roma e Lazio, a cura di F. Caraffa, Cesena 1981, p. 195, sch. 299;
BENTIVOGLIO E. – VALTIERI S., S. Martino al Cimino, Viterbo, 1973.
DE PAOLIS-OBERTI, L’abbazia di S. Martìno al Cimino, in I Cistercensi e il Lazio …. cit., pp. 169-175.
EGIDI P., L’abbazia di S. Martino al Cimino presso Viterbo (con documenti inediti ed illustri), in Rivista Storica Benedettina, I, 1906, fasc. IV, 579-90, II, 1907, fasc. VI, pp. 161-99, fasc. VIII, pp. 481-552.
MARCONI P., L’abbazia di S. Martino al Cimino, in L’architettura, 1963, 9, pp. 262-273.
VITI G., S. Martino al Cimino, in “D.I.P.”, VIII, 1988, coll. 591-593.